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One Hundred New Court Fables (1721)
Robert Samber
Edition de Roger Greaves
Dans cette traduction en langue anglaise des Fables nouvelles d’Antoine Houdar de La Motte publiées à Paris en 1719, Robert Samber met en relief la nouveauté de ces fables « modernes » que le camp de Fontenelle souhaitait aussi belles dans leur genre que l’avaient été les fables « anciennes » de La Fontaine dans le leur.
Samber utilise un texte qui restera inédit en France jusqu’en 1754, celui d’un mystérieux in-douze illustré par Claude Gillot qui, projeté au début des années 1720, ne parut jamais, à la suite d’une série de péripéties rocambolesques impliquant le négoce du livre à l’heure ou l’Europe devenait, pour la première fois, un véritable marché d’idées imprimées.
Après le procès de Venus in the Cloister qui valut au libraire Edmund Curll une heure au pilori en 1728, Robert Samber (qui avait traduit ce roman licencieux à la suite de plusieurs ouvrages de piété) tenta de se racheter en publiant des contes pour enfants.
Cette édition de la collection Bilingua Princeps reproduit fidèlement le texte de l’unique édition londonienne des One Hundred New Court Fables. Une introduction en langue française décrit les vicissitudes de l’in-douze parisien, ainsi que la vie et l’œuvre de Robert Samber vus historiquement à partir des perspectives les plus récentes.
- Introduction
- L'énigme de l'édition in-douze introuvable
- Le curieux Mr Samber, gentleman voleur
- L'œuvre publié de Robert Samber
- La présente édition
- One Hundred New Court Fables
- To Anthony Hammond, Esq;
- Monsieur Le Clerc's Judgment of this Work
- An Alphabetical Table of the Fables
- To the King
- A Discourse on Fable
- Book I
- Book II
- Book III
- Book IV
- Book V
- Notes
Robert Samber n'était pas du tout cet illustre Fellow of the Royal Society, ami d'Isaac Newton, membre fondateur de la Grande Loge, correspondant des grands savants d'Europe, bibliophile, voyageur, philosophe, médecin, qu'il s'est complu à dépeindre dans les préfaces et dédicaces de ses nombreux ouvrages. C'était un écrivain à gages, un des plagiaires stipendiés du prolifique et malhonnête libraire londonien Edmund Curll.
Pourquoi s'occuper de lui ici ? Parce qu'il ne vole que ce qui est beau et neuf. Parce que, à force de se prendre pour d'autres, il entre naturellement dans cet état de mimétisme intellectuel sans lequel toutes les traductions sont affligeantes.
Roger Greaves est maître de conférences à l'Institut Britannique de Paris.
ISBN 2846560021, published 2000, 212 pp.
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